04.02.2005
Il y en a partout...
Les rues grouillent de Basilics!
Ils fouillent systématiquement les caves de la grande halle, car nous les avons vu faire entrer et sortir charette après charette de sacs, caisses et tonneaux, les examiner tous et les faire repartir en sens inverse.
Nous ne nous sentons pas à l'aise dans notre atelier au milieu d'une rue dont les autres bâtiments semblent occupés, d'autant plus qu'à part les toits il n'y a pas d'issue alternative au bâtiment. Pas de cour, pas de jardin.
De notre position nous n'avons qu'une vue en enfilade de ce qui se passe dans la grand rue et cela est très frustrant. Par les toits nous avons pu prendre position au coin de la rue, dissimulés derrière les garnitures gothiques d'un fronton de pierre.
Nous avons également vu que cette grand rue est en fait une énorme place rectangulaire. Et il s'y trouve aussi des commerçants. Ils sont arrivés en caravane, tirant et poussant leur charettes à bras pleines de marchandises. Les Basilics se sont alors approchés et se sont servis de pain et de fruits ou légumes (difficile à dire). Pas d'argent, pas de troc.
Lorsque les charettes ont été vides, les commerçants sont repartis vers la droite de la place, par une ruelle donnant sur le coin de celle-ci. Un endroit à visiter d'urgence? Une porte de sortie?
09:00 Écrit par Le Vieux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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03.02.2005
Herbe et curiosité
Dans notre cocon douillet au milieu des sacs de feuilles séchées, le temps s’écoulait paisiblement. Nous attendions.
Nous plaisantions sur tout et sur rien.
Nous avons même fini par nous chamailler comme des gosses, et Armand m’a poussé accidentellement hors de la cachette. J’ai rebondi de tas de sacs en tas de sacs et atterri sur le pavé froid, et cela m’a fait terriblement rire. Et je me suis endormi.Au réveil, je me sens vaseux.
Je me rappelle de nos jeux et un grand froid envahit mon dos : nous avons fait assez de bruit pour ameuter toute une ville ! Mais les Basilics ne nous ont pas entendus, quelle chance !
L’herbe ! Je ne sais toujours pas ce que c’est , mais c’est fort : pas besoin de fumer ou de mâcher, rien qu’à l’odeur nous étions complètement partis !!! Je prends une grande respiration, je grimpe chercher Armand. Il dort avec un grand sourire. Je le balance sans ménagement hors de notre nid, ainsi que tous nos bagages.
Pendant qu’il se réveille péniblement, je pousse une tête hors de la cave. La grande halle est déserte.Armand est toujours au plus haut, je ne peux pas compter sur lui, et il nous faut absolument trouver un abri plus sûr. La halle est rectangulaire, c’est une sorte de grand marché couvert avec une porte monumentale en métal noir orné de sculptures de fer forgé représentant des dragons. Il y a également deux portes latérales en bois. C’est vers une de ces portes que je me dirige. La gauche, bien entendu…
Ecartant discrètement les battants, j’aperçois une ruelle. De l’autre côté, un ensemble de bâtiments plus petits. Plusieurs sont illuminés, on voir clairement la lumière jaunâtre et mouvante des lampes à pétrole. Mais un bâtiment assez étroit est totalement obscur, et d’après la poussière sur le pas de la porte, inoccupé.
Je vais chercher Armand qui me suit en maugréant. Je suis obligé de porter tous les sacs, il ne comprend rien à ce que je lui demande. Arrivé à la porte de la halle, je l’abandonne et vais rapidement porter les sacs dans le bâtiment inoccupé. Cela ne prend pas plus d’une minute, mais lorsque je reviens, Armand est en train de se promener dans la ruelle, en direction de la rue principale où le Dragon est passé. Je le rattrape in extremis et le pousse dans notre nouvelle base d’exploration.
C’est un ancien atelier de mécanique, avec des tours, des forêts, et des appareils qui sont peut-être connus des mécaniciens mais que moi je n’ai en tout cas jamais vus, avec des leviers, des roues, et des trucmuches à l’allure agressive sous leur couche de rouille. Toutes ces machines sont reliées par une large courroie à un axe central qui traverse la pièce et est manifestement la source d’énergie de l’atelier. Ce qui est étrange, c’est qu’il y a bien un axe maître pour entraîner les appareils, mais qu’il n’y a aucune machine à vapeur ou électrique ou hydraulique pour entraîner l’axe. Au mur, sous le gros roulement terminal de cet axe, il y a un genre de petite boite de pierre avec un trou ovale. Sur la boite, un ovoïde de verre (ou de cristal ?) ambré.
La curiosité est un vilain défaut. J’ai donc placé tout naturellement l’ovoïde dans le trou correspondant. Et l’axe s’est mis à craquer, à peiner, et finalement à tourner. J’ai arraché l’œuf de verre de son réceptacle de pierre en espérant qu’aucun Basilic n’avait entendu le remue-ménage et je me suis traité de tous les noms. Il vaut mieux que nous dormions tous les deux encore quelques heures : l’effet de cette herbe ne s’est pas encore dissipé !
10:39 Écrit par Le Vieux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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02.02.2005
Dragon
Les deux pattes passent devant notre nez, pour disparaître et faire place à une autre, plus longue et plus grande encore…
Cette patte de Dragon fait presque trois mètres de long ! Les écailles sont d’un noir métallique, presque argenté, comme de l’hématite. Cette patte qui se pose fait un bruit étrange, on entend le choc de chaque écaille contre le pavé.
Nous voyons passer rapidement une autre grande patte, et ensuite le corps ou la queue, nous ne le savons pas. C’est un mur d’écailles qui défile devant nos yeux. Nous sentons le sol trembler légèrement.
Le Dragon est suivi par une meute de Basilics portant des sacs de toile.
Il ne nous semble pas prudent de nous aventurer hors de cette cave pour le moment, en tout cas par le soupirail.Nous montons avec précaution l’escalier pour vérifier où il mène. Nous aboutissons à une grande halle grouillante de Basilics, et décidons d’attendre pour voir si l’activité ne va pas s’atténuer quelque peu. Retourner par les souterrains est hors de question…
Nous explorons la cave, qui sert visiblement à entreposer des marchandises. Des sacs de toile sont entassés jusqu’au plafond. Nous nous y aménageons une cachette discrète au cas où des Basilics descendraient. Ces sacs contiennent des feuilles séchées, de très larges feuilles à grosses nervures plutôt rougeâtres. Ce n’est pas du tabac, ça j’en suis sûr, mais je ne sais pas du tout ce que cela peut être.
Nous nous installons bien confortablement dans notre cachette creusée au cœur du tas de sacs et attendons…
09:35 Écrit par Le Vieux | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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31.01.2005
La rivière souterraine
Nous ne sommes vraiment pas des charpentiers!
Après avoir exploré quelques idées foireuses en vue de contruire un canot, nous en sommes revenus au bon vieux et classique radeau. Nous avons transporté un à un trois gros tonneaux et quatre petits, des cordes, des planches et autres objets divers jusqu'au quai. Travail de fourmi, que nous espérons ne pas être vain. nous avons tous les deux un peu peur de naviguer quelques dizaines de mètres et de tomber sur des grilles infranchissables.
A la lumière de deux torches et d'une lampe à pétrole, nous avons assemblé notre radeau. Nous avons mis les trois gros tonneaux à la suite les uns des autres, séparés par une plateforme de quelques dizaines de centimètres. De part et d'autre des plateformes, nous avons attaché les petits tonneaux pour assurer la stabilité de l'ensemble. Faire des noeuds est tellement facile sur papier, mais ni Armand ni moi n'avons aucune expérience dans ce domaine. Nous avons du recommencer des dizaines de noeuds pour obtenir enfin un ensemble qui tienne l'eau.
Après une dernière nuit en surface, nous sommes partis pour une aventure aquatique. Nous avions le choix entre remonter le courant ou le descendre. Fidèles à nos principes, nous partons à gauche, donc à contre-courant. Ce sera sans doute plus fatiguant, mais nous ne risquons pas de nous retrouver coincés. En cas de problème, nous arrêterions de pagayer et le courant devrait nous ramener à notre point de départ.
La rivière souterraine court sous une voûte assez basse, et nous sommes accroupis sur nos plateformes, les genoux dans l'eau froide. Nous ne sommes pas très surpris de voir que ce conduit s'allonge sur des centaines de mètres sans interruption.
Après deux heures de pateaugeage, nous arrivons à un brusque virage vers la droite, suivi d'un élargissement du passage et d'un rehausement de la voûte. Nous sommes arrivés à un autre quai. Le problème, c'est que celui-ci est jonché de déchets d'origines diverses, et entre autres de squelettes humains. Nous amarrons rapidement notre radeau. Au-delà du quai, la rivière n'existe plus. Il y a un grand bassin alimenté par plusieurs petits conduits, à peine assez grands pour s'y glisser à quatre pattes (ce que nous ne comptons pas faire).
Le quai donne sur un escalier de pierre qui spirale vers le haut. Nous n'avons pas eu l'occasion de compter le nombre de marches, car derrière nous un bruit de nage se fait entendre, suivi d'un grondement sourd et accompagné d'une odeur de bête mouillée, style poisson rouge, mais alors en très très grand. Nous avons couru vers le sommet de l'escalier, pour nous retrouver nez à nez avec une porte fermée, en bois épais, et une dizaine de squelettes, ainsi que des sacs et ustensiles divers empilés devant cette porte.
La répétition d'il y a quelques jours a porté ses fruits. Il ne m'a fallu que quelques minutes pour forcer la serrure, alors que dans l'escalier nous entendons un râclement continu et qu'une odeur de plus en plus forte nous arrive aux narines.
Nous passons cette porte sans regarder ce qu'il peut y avoir derrière, l'instinct nous soufflant que cela ne pouvait pas être pire que ce qui arrive derrière nous. Puis nous refermons cette porte, et je dois dire qu'avec un fil de fer il est plus difficile de fermer la serrure d'une porte que de l'ouvrir. La chose de l'autre côté pèse sur elle, mais apparemment n'a aucune idée de l'utilité d'une poignée. Armand maintient donc cette poignée fermement, jusqu'à ce qu'enfin nous entendions un "clic" salvateur.
Lorsque enfin nous regardons autour de nous, nous sommes dans une cave juste sous le niveau de la rue, que nous appercevons par un soupirail en arc de cintre.
Le sol de la cave tremble légèrement.
Et juste face à nos yeux, dans la rue, deux pattes énormes, recouvertes d'écailles d'un noir brillant, défilent.
Pas de doute, nous sommes dans le Pinacle!
09:13 Écrit par Le Vieux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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28.01.2005
Les couloirs sous le Passage
Bon WE! (Fred)
L'escalier descend en spirale sur certainement plus de 20 mètres de profondeur.
Le froid nous saisit immédiatement. Celà nous surprend, car il fait toujours doux en surface. Inconsciemment, je m'attendais au contraire à une température plus élevée, que j'associe sans doute à la présence des dragons de l'auter côté de la muraill qui sépare le Pinacle du Passage.
Nous fermons nos manteaux et décidons de n'allumer qu'une seule torche. Cela nous prend plusieurs minutes, nous devons d'abord nous écarter du pied de l'escalier à la lumière d'une torche électrique à cause d'un courant d'air assez vif qui souffle la flamme à peine celle-ci allumée.
L'escalier débouche en fait dans une galerie assez large, disons d'une dizaine de mètres, voûtée, construite en briques rouges. Nous distinguons des portes latérales tous les cinquante mètres environs.
Nous décidons de partir vers notre gauche, un peu au hasard car avec la descente en colimaçon nous n'avons aucune idée de l'orientation de la galerie. Comme elle semble s'allonger à l'infini dans les deux sens nous supposons qu'elle est parallèle à la muraille. Dans le cas contraire nous finirions soit sous la rivière soit au-delà du mur, et cela paraît vraiment trop simple.
Au premier embranchement nous constatons que les couloirs latéraux sont barrés par de grandes portes de bois. Nous marchons plusieurs kilomètres en espérant trouver un passage libre ou une porte ouvert, mais sans résultat. Nous marquons le mur droit à chaque embranchement, lui donnant en quelque sorte un numéro de porte. A la porte n°20 nous abandonnons cette stratégie. Le numéro 20 nous plait assez, et nous décidons de forcer la porte. La serrure est d'un type assez grossier, une serrure de porte de cave, pas celle d'un coffre fort! Mais nous n'avons pas prévu d'emporter tout un atelier. Finalement, nous canibalisons un fil de fer d'armature de mon vieux sac à dos, que nous plions en le coinçant entre deux briques, là où il manque un peu de mortier. Cela me met une petite heure, mais je parviens à ouvrir la porte! Dans ma jeunesse il m'était arrivé de rentrer fort tard à la maison et de passer par l'entrée de la cave, forcée avec un fil de fer ramassé sur un terain vague proche. Sans cette expérience je crois que je n'y serais pas parvenu. J'ai mal au dos d'avoir chipoté si longtemps penché vers l'avant dans le froid, mais la curiosité m'habite. Nous passons immédiatement la porte.
Derrière celle-ci, un long couloir étroit, barré au loin par une grille. Plus un seul passage latéral. La grille est rouillée, elle donne sur une nouvelle galerie, parallèle à la première. Petite gymnastique mentale: soit nous nous trouvons en-dessous du mur, soit nous sommes au niveau des quais de la rivière. Nous sommes décidément des homme de gauche! Après avoir marqué les murs, nous prenons encore une fois à gauche, et constatons que la galerie prend une forte déclivité, à nouveau vers le bas. Après une cinquantine de mètres, elle tourne brusquement vers la droite et débouche sur un quai. Nous sommes devant un égout ou plutôt un ruisseau souterrain: l'eau est propre. Sans embarcation nous n'irons pas loin, surtout avec lr froid de canard qui commence à nous geler les orteils et les doigts.
Nous retournons à notre base de départ, il y a de la démolition dans l'air, nous trouverons bien de quoi fabriquer un radeau ou une barque. L'astuce va être de tout transporter jusqu'ici. Bien du travail pour deux ou trois jours en perspective. Bon WE, Fred!
15:23 Écrit par Le Vieux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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27.01.2005
Les passages du Passage
Reçu ce matin, posté ce matin (Fred)
Voilà maintenant 3 jours que nous sommes dans le Passage avec tous nos bagages. Nous avons attendu le lever du jour pour passer le pont. Pour le moment, on voit très peu de Basilics dans les rues. Nous avons préféré nous écarter des marchés et places où les Commerçants sont omniprésents. Leurs liens avec Dragons et Basilics nous inspirent actuellement pas mal de méfiance.
Une fois que l'on s'écarte des lieux de marchandage et de troc, le Passage semble aussi déserté que la Périphérie. Les maisons sont abandonnées, mais ici elles sont sales, pleines de poussière et d'objets usuels. Nous avons repéré dans une impasse une maison en relativement bon état qui possède sur son arrière une terrasse donnant vers les jardins. Ceux-ci nous sont donc accessibles depuis le premier étage autant que depuis le rez-de-chaussée, ce qui nous permettrait de fuir assez aisément en cas de visite des Basilics. Les jardins sont devenus des jungles de rosiers démesurés et pleins d'épines, de fougères, orties et autres mauvaises herbes. Nous avons passé plus d'une journée à baliser et préparer des chemins de fuite en cassant des branches, arrachant des orties et posant des planches aux endroits les plus difficiles. Nous avons détruit ainsi quelques tables et bancs pour trouver notre matière première mais sommes contents du résultat. Il nous suffirait après avoir passé ces points de jeter dans la végétation sauvage ces ponts protecteurs et nos poursuivants seraient confrontés aux ronces de la pire espèce. Si toutefois la peau des Basilics est sensible aux épines?
Ce qui est étonnant dans le Passage, c'est qu'ici il y a du vent. Comme si le vent tournait en rond dans la ville, emprisonné par le fleuve. Il y a également des bruits, surrtout la "nuit", c'est à dire lorsque la pénombre habituelle fait place à une obsurité plus complète. Nous avons entendu des grondements, des bruits de rafales de vent. Armand pense que nous avons entendu le survol de la ville par un Dragon, mais nous n'avons rien vu qui puisse nous confirmer cela.
Nous nous sommes approchés au maximum du mur qui sépare le Passage du Pinacle. L'endroit est gardé tous les 100 mètres par des Basilics abrités dans de petites tourelles, elles-mêmes accolées au mur, mais qui ne semblent pas communiquer avec l'autre côté. Nous n'avons nulle part trouvé de porte dans cette muraille à la fois droite et courbe, puisqu'en la suivant nous sommes revenus à notre point de départ après plusieurs heures de marche au travers des ruelles du Passage.
Nous avons décidé de visiter plus avant les ruelles obscures de notre quartier, car plusieurs passages souterrains s'y ouvrent. Ce sont de grandes ouvertures voûtées dans les murs de certains immeubles, avec un escalier de pierre qui s'enfonce en tourant dans le sol. Nous avons ramassé quelques lampes et un bidon de pétrole, et cherché de la craie et de la corde pour marquer notre chemin si les souterrains devaient être profonds ou complexes. Le premier passage que nous explorerons est situé dans le mur latéral d'une taverne. Les barriques de vin et de bière sont malheureusement vides, nous nous sommes encore uen fois contentés d'eau. Derrière le comptoir, accrochées aux plafonds, il y avait de longues guirlandes de bâtonnets noirs et secs. Sans doute qu'en des jours meilleurs c'étaient là des saucisses sèches et bien piquantes destinées à accompagner une bonne bière bien mousseuse?
En route pour les sous-sols de la ville…
09:14 Écrit par Le Vieux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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24.01.2005
L'espèce des Dragons
Reçu dimanche soir, posté ce lundi... (Fred)
Les documents trouvés dans le Palais des Concerts ne nous ont pas beaucoup éclairé sur ce qui a pu se passer ici, et la raison du départ de tous les habitants de la périphérie. L'histoire de la ville elle-même est assez obscure, les documents font référence à trop de choses qui nous sont inconnues.
Par contre, nous avons trouvé un livre (d'école?) qui explique en détail la relation entre les Commerçants, les Basilics et les Dragons. La race des dragons ne nous est en rien apparentée, ni à aucune espèce "terrestre" (quel que soit le sens que l'on puisse doner à ce terme, puisque pour Armand, son monde d'origine est également la Terre?). Ils ne connaissent pas de reproduction sexuée directe, mais en fait passent, un peu comme les insectes, par différents stades de reproduction. Mais il ne s'agit pas d'une évolution individuelle, plutôt d'une chaine reproductive.
Les Commerçants sont la première forme de l'espèce. Ils vivent une grosse centaine d'année, et ont des enfants qui sont également des Commerçants, sauf dans certains cas. Dans environ une naissance sur cent la "femme" Commerçant donnera naissance à un Basilic qui sera après une dizaine d'année confié à ces derniers pour son éducation.
Les Basilics ne se reproduisent pas de manière sexuée. Après une cinquantaine d'année, ils vont se cacher dans un endroit obscur, généralement des cavernes aménagées à cet effet, et subissent une transformation. Ils passent par un stade de chrysalide (leur peau devient dure comme la pierre) qui dure trois mois, et au terme duquel un jeune dragon éclôt. Ce dragon possède à ce moment toutes les aptitudes et connaissances du Basilic qu'il a été, mais son intelligence s'est accrue de manière phénoménale.
Ces jeunes Dragons nés des Basilics sont fins et élancés, extrèmement actifs, et surtout extrèmement chauds. Ils partent vivre sur des mondes de feu où ils passent toute leur existence qui dure plusieurs siècles. Peu avant de mourir, ils pondent un unique oeuf qui donnera naissance à un grand Dragon, bien plus imposant et massif. Le plus impressionnant, c'est que toute la connaissance de son parent lui a été transmise! Ce grand Dragon quitte les mondes de feu pour rejoinre un des mondes habités par les Basilics et les Commerçants (ce n'est pas leur nom, c'est uniquement le rôle qu'ils jouent à Zuür, mais nous n'avons pas trouvé d'allusion à une autre dénomination). Ils y assument un rôle de gardien, de protecteur. Ces grands Dragons sont, sauf accidents, pratiquement immortels.
Tant les jeunes Dragons que les grands Dragons possèdent des pouvoirs que je ne peux qualifier que de magiques. Cette magie semble répondre à des règles logiques et précises, mais je n'en sais actuellement pas plus à ce sujet.
D'après le livre, il y aurait plusieurs grands Dragons dans le Pinacle, et ils surveillent effectivement une Porte, ainsi qu'une tour dont on dit qu'elle se prolonge à l'infini dans le ciel.
La filiation entre Basilics et Commerçants explique pourquoi ces derniers font exactement ce qu'ils veulent dans le Passage sans être inquiétés, même si leur activité principale a comme résultat d'aider les Voyageurs que les Basilics cherchent à capturer. Cela semble un trait de caractère qui leur est commun, et qui les pousse à une extrème tolérance et explique l'absence de trait de violence dans leur comportement.
Les Dragons ont les mêmes tendances, mais le livre signale bien que lorsque les règles des Dragons ne sont pas respectées, ils n'hésitent pas à faire appel à la violence et au feu pour affirmer leur absolue autorité.
Nous somes enfin prêts à explorer le Passage…
12:57 Écrit par Le Vieux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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